Alfredo Echazarreta

du 14 mai au 26 juin 2016

Toute forme d’art oscille entre désir et nostalgie. L’un nous propulse vers l’avenir, bien souvent un avenir mythique, quand l’autre nous retient à la manière d’un certain Paradis perdu. La création, dont les ressorts ne sont visibles qu’à l’initié, navigue entre ces deux limites, telle une barque livrée aux flots, allant d’une rive à l’autre, à la recherche d’un ailleurs qui se dérobe à chaque instant. (…) Chez Echazarreta, la vie ne peut décemment s’accomplir qu’exaltée, portée par un élan sublime et dionysiaque, infatigablement livrée à son incandescence. Quel que soit le support retenu (toile, papier, argile) sa quête ne cesse de se situer du coté du désir, dans le flux même de la lumière. C’est un rêve à la fois impalpable et charnel, fluide et fulgurant. Il affronte l’océan comme la lave sur un esquif un peu fragile. Mais en dépit des apparences, la barque d’Alfredo n’est en rien une nef solitaire. L’humanité entière y est conviée sans passeport. Elle vogue vers cette terre inconnue, vers ce Nuevo Mundo jamais atteint (…)


La barque d’Alfredo avance sous un soleil de sang transfiguré par l’abandon de soi, l’acceptation sans condition du désir qui le soulève. Il devient alors le passeur, celui par qui l’imprévisible arrive, le miracle surgit des choses les plus proches. C’est un char aux roues silencieuses. Eve, en sa nudité, délivrée de toute souillure, y jouit à l’heure présente sous une treille étincelante. Alfredo est comme l’archer qui, pour atteindre la cible, doit viser l’infini par delà l’océan turbulent des passions. Oiseaux, chevaux et poissons l’accompagnent dans son périple aventureux et s’il s’enivre, ce n’est nullement des feux despotiques de l’Eldorado, mais du vin brasillant de l’or du temps que le poète André Breton chercha jusqu’à son dernier souffle. Né au Chili, Alfredo est un homme ancré à la substance volcanique et radieuse du monde. Il est l’enfant d’une terre sauvage où la neige se fiance au feu, d’une terre dont la violence dévastatrice des hommes jamais ne put terrasser la grandeur indomptable.

Luis PORQUET – Janvier 2005

Biographie

Alfredo Echazarreta Amunategui nait à Santiago du Chili le 18 mai 1945.  Après l’Ecole Navale de la Marine de Valparaiso il entre en 1963 à l’Ecole d’Art à l’université Catholique de Santiago où il étudie la peinture et le dessin puis intègre en 1966 le cycle d’architecture de l’univerité Catholique de Valparaiso. En 1970 il quitte le Chili pour voyager en Europe et il s’établit à Paris en 1972. Il y fréquente différents ateliers de gravure : Atelier 17-Hayter, Lacourière-Frélaut, Franck Bordas. Après avoir vécu plus de 35 ans en France, Alfredo Echazarreta vit et travaille principalement au Chili, tout en continuant à faire de longs séjours en France.

Collections

Musée des Beaux Arts                SANTIAGO
Musée d’Art Moderne                SANTIAGO
Musée Georges Pompidou         PARIS
Musée d’Art Contemporain       CHAMALIERES
Musée d’Art Moderne                TROYES
Régie RENAULT                             PARIS
RICARD                                           PARIS
JOB Parilux                                    PARIS
SOFRES                                           PARIS
TILT IMPORT                                  France
XEROS                                             CHILI
ENERSIS                                          SANTIAGO
C.C.U                                               CHILI

Collections privées très importantes à PARIS, LYON, CAEN, SANTIAGO, LONDRES, NEW YORK, TOKYO, SAO-PAULO,  MADRID, BRUXELLES, GENEVE, OSLO.

 Commandes publiques et privées

  • 1980 – Peinture murale (15x 15m) siège du Journal « Le courrier Picard », Amiens – France.
  • 1981 – Peintures pour l’office National du tourisme Grec.
  • 1984 à 1986 Peintures murales, appartement privé de M. et Mme C.B, Paris XVe.
  • 1984 – Peinture murale pour le salon « Culture latine » (10mx3m) Grand Palais – Paris.
  • 1985 – Peinture murale pour le hall du journal « La vie Française », Paris. Portraits de trois          directeurs de la Régie Renault, Paris
  • 1986 – Création d’un espace, Ministère du tourisme (A.N.I.T), avenue de l’Opéra, Paris.
  • 1986 – Création d’un espace pour Firestone : peinture de 4×25 m. Paris
  • 1989 – Façade du « Théâtre des Chimères » à Hagondange, Metz. Emaux sur 600 plaques d’acier,  surface totale de 42 x 12m.
  • 1991 – Peinture dans le parc du Château de Breteuil pou la Régie Renault.
  • 2000 – Sculpture « Barque de Pont-Audemer », Pont – Audemer.