Catherine Seher

du 3 septembre au 16 octobre 2016

« Je commence toujours par des jus plutôt informels. De ces gestes, de ces signes naissent des formes qui peuvent devenir des personnages. Ils surgissent puis disparaissent, je les détruis, d’autres arrivent. Tout cela se met en place lentement. Je ne dessine jamais une toile avant de commencer. Je travaille d’instinct. C’est plutôt la composition qui guide mes pas. Tout cela est complètement aléatoire »
La peinture toute en délicatesse de Catherine Seher ne laisse personne indifférent, et mobilisent chez le spectateur des émotions fortes, singulières ou chaotiques, avec des personnages s’inscrivant de façon évanescente dans un paysage où disparaissent les bornes et les repères. Les silhouettes anonymes, nous livrent la vision d’un monde démantelé mais pourvoyeur de sens. Nous sommes introduits dans un univers de pensées suggérées. Le spectateur est ainsi interrogé puis concerné par ces images évoquant des expressions spontanées, presque magiques. On y retrouve la force des premiers gestes, les formes les plus intimes.

ARTICLE OUEST FRANCE 09 SEPTEMBRE 2016

Catherine Seher, née à Paris, a été diplômée des Beaux-Arts de Paris.
Ses peintures mobilisent chez le spectateur des émotions fortes, singulières ou chaotiques, avec des personnages s’inscrivant de façon évanescente dans un paysage où disparaissent les bornes et les repères.
Les silhouettes anonymes, nous livrent la vision d’un monde démantelé, mais pourvoyeur de sens. Nous sommes introduits dans un univers de pensées suggérées. Le spectateur est ainsi interrogé, puis concerné par ces images évoquant des expressions spontanées, presque magiques. On y retrouve la force des premiers gestes, les formes les plus intimes.
Le regard de Catherine Séher est audacieux, il ne concède rien, c’est-à-dire qu’il ne nous laisse pas tranquille, pas endormi dans une fausse douceur. L’artiste transfère une histoire dont l’intensité ne nous autorise pas à nous dérober. Nous sommes dans un face à face troublant.
D’étranges personnages nous hèlent, alors que leurs yeux, déjà, nous guident vers ce qui doit advenir. Chaque fois, un fil est à saisir, mince rai fluorisé de lumière qui serpente, s’enroule, surligne. Fil d’Ariane, ténu, volontaire.
Ne comptons pas le temps pris à parcourir les tableaux de Catherine Séher, car les êtres qu’elle saisit dans leurs élancements, leurs inquiétudes, leurs désirs signalent une totale responsabilité de ce qu’ils affichent. Ils nous rendent ainsi complices d’émotions toujours intenses parfois méconnues ou nimbées de cet insaisissable mystère de l’autre.
Une infinie délicatesse de création ainsi révélée nous capte, à notre corps défendant.