Solomon Rossine

Du 29 Mars au 11 Mai 2014

A travers sa peinture, Solomon Rossine exprime le fait que l’homme possède une vie précaire sur cette terre, une vie éphémère, fragile, une vie qui souvent « dépouille », « simplifie », « dénude » tandis que nous ne sommes que des nomades ici-bas… Curieusement, dans cette œuvre qui pourrait parfois paraître « douloureuse » se cache une extraordinaire espérance. Le pauvre dépend de Dieu, radicalement… Mais laissons la parole à l’artiste lui-même : « Ce n’est pas tous les jours que le soleil brille en Russie. Un vent violent balaie les feuilles mortes, hurle dans les sapins, faisant naître à travers leurs cimes, telles les cordes d’un instrument, une mélodie aux vibrations menaçantes : c’est la fragilité. Elle est comme la beauté de tout ce qui nous est cher, tout ce qui bouleverse par son dénuement. »

Au fond, Solomon Rossine par toute son œuvre, mais aussi par l’exemple de sa vie, nous montre combien croire en Dieu mène indubitablement à croire en l’homme. L’artiste possède l’art de discerner la beauté du cœur humain, sa profondeur, sa dignité, ses désirs, ses attentes, même si toute cette aventure et cette richesse se trouvent souvent cachées, enveloppées dans un manteau de peines, de pauvreté ou de misère… L’écrin de cette vie, dans tout ce qu’elle a de vraiment incarnée, renferme une beauté, un trésor indescriptible : tel est finalement le thème récurrent des œuvres de Rossine…