Valérie Courtet

Exposition collective pour les 40 ans de la galerie jusqu’au 18 mai 2020 

Comment raconter nos paradis perdus ? Comment parler d’actualité, de la disparition des animaux et de la nôtre qui va de pair ? Comment réveiller ? La gravité ne semble pas suffire, Valérie Courtet choisit la légèreté, le tendre. Ainsi, ce messager de Tchernobyl qui avertit un crocodile de Pierrelatte, cet ours blanc qui s’en remet au ciel, cette chouette qui vole vers la terre car sa nuit a disparu, ces trois merles qui chantent encore pour qui sait les écouter et cette pietà de koala… Tous sont des prières pour un monde meilleur. Les yeux pétillent, ils sont en vie et nous aussi !

Valérie Courtet a toujours été fascinée par les animaux, certaine qu’il était possible de dialoguer avec eux. La réalité n’a pas ébranlé ses convictions. Autodidacte du modelage, formée à l’émaillage à la Manufacture Saint Jean L’Aigle de Longwy en 2004, elle se consacre exclusivement à la sculpture animalière. Elle travaille le grès, terre chamottée, qu’elle modèle à pleines mains.

Sa représentation de l’animal emprunte des chemins de traverse… Pour la forme, l’artiste identifie, à partir de photos glanées dans les muséums, les zoos ou les musées, les lignes forces du sujet. Le dos d’un rhinocéros est cambre tandis que celui de l’hippopotame est bombe. Les arrondis s’imposent d’eux-mêmes. Valérie Courtet s’attache passionnément au détail de la robe qu’elle « poile », « plume » ou peigne avec bonheur. Elle s’attache à rendre ce volume que la sculpture contemporaine a lissé voire gommé. Enfin, la magie des couleurs : « la quatrième dimension de la sculpture ». Cette phrase est comme une petite musique intérieure. La couleur donne la vie tout comme la brillance apporte à l’œil LA petite étincelle. C’est à travers ces singularités que qu’elle essaie d’apporter une alternative poétique à la réalité.

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