Christophe Miralles

Exposition personnelle du 23 juin au 22 juillet 2018

Né en France en 1970, d’un père espagnol et d’une mère française, Christophe MIRALLES a travaillé dans la communication et l’illustration, avant de s’installer dans la ville d’Annecy pour s’adonner exclusivement à la peinture.

Ayant d’abord pratiqué un art abstrait, depuis cinq ans, il élabore un vocabulaire symbolique et figuratif.  Des figures simples, intemporelles et universelles, emblématiques de la présence humaine, peuplent les toiles.

Matière nuancée, couleurs subtiles, à l’intérieur et aux alentours des figures, seule la peinture est mise en scène.
Grand Prix AZART 2005, ce jeune artiste est en pleine ascension, et expose désormais régulièrement dans toute la France. « Ce sont des présences. Qui donnent la sensation que le temps a passé », dit Miralles à propos de ses personnages. Leurs silhouettes dénuées de troisième dimension évoquent, effectivement, davantage des ombres que des corps. Non lieu, non temps, pas d’anecdotes ni d’action : debout, statiques, ces torses patientent, observent, marquent une pause. Ils ne luttent pas, ils veillent. Fantômes intranquilles, allégories du grand âge de notre civilisation et de la persistance de nos mémoires, toutes ces figures clament l’inéluctablement éphémère définition de la condition humaine.

Françoise Monnin, 2007.

« Tu es couvert de taches d’homme »

Cette phrase que j’ai rencontrée dans le poème d’André Breton et qui m’a profondément marquée illustre parfaitement le propos de ma création picturale actuelle autour du « portrait ».
A partir de cette notion de portrait je cherche à créer une rencontre entre toile et public ; je réfléchis à la forme qui pourra le mieux inciter celui qui regarde, à s’interroger sur sa place dans la société ; son regard plaque son vécu sur la toile et se l’approprie.

Pour dévoiler uniquement l’humain, je recherche, dès l’ébauche de chacune de mes toiles, l’effacement, l’information minimum. Le regard du visiteur doit être une promenade parmi les ancêtres de demain.

Christophe Miralles